Guide · Référencement · 12 min de lecture
Textes et photos faits avec l’IA : ce que Google accepte, ce qu’il sanctionne
En bref : Google ne pénalise pas un texte parce qu’il est écrit avec l’IA. Il sanctionne les pages produites en masse sans rien apporter au lecteur, et demande de vérifier à la main tout ce que l’IA produit, jusqu’aux titres et aux textes des images. Pour Google Shopping, les titres, les descriptions et les images faits par l’IA doivent être déclarés. Et depuis le 2 août 2026, la loi européenne impose une mention sur toute photo de produit embellie par l’IA.
Ce que Google dit vraiment
Google ne pénalise pas un texte parce qu’il est écrit avec l’IA. Sa règle vaut pour tous les contenus : être utile au lecteur. Ce qu’il sanctionne, c’est l’abus de contenu à grande échelle : produire beaucoup de pages pour grimper dans les résultats plutôt que pour aider les gens, quel que soit l’outil. Ses règles citent noir sur blanc les pages générées en masse avec l’IA sans rien apporter au lecteur.
Un exemple : un plombier publie cent pages « Plombier à Nice », « Plombier à Cannes », « Plombier à Menton », écrites par l’IA, où seul le nom de la ville change. Ces pages n’apportent rien de plus que la première, et c’est exactement ce que Google vise. Une seule page bien faite, avec la zone d’intervention, des photos de vrais chantiers et des réponses précises, vaut mieux que les cent. Pour les bases, voir mon guide sur le référencement naturel.
Le 1er octobre 2026, Google a aussi mis à jour ses conseils sur l’IA générative. Il demande désormais de vérifier à la main tout ce que l’IA produit avant de le publier, car ces outils ne cherchent pas les faits : ils prédisent une suite de mots probable. Et la vérification ne s’arrête pas au texte : elle vaut aussi pour les titres des pages, les descriptions qui peuvent s’afficher dans Google, les données structurées (le code qui décrit la page aux moteurs de recherche) et les textes qui décrivent les images.
Les chiffres vont dans le même sens. Une étude d’Ahrefs publiée en juillet 2026 a porté sur les dix premiers résultats de 100 000 recherches Google, avec un outil qui estime la part de texte écrite par l’IA. Dans les trois premières places, 9 % des pages analysées sont écrites à 80 % ou plus par l’IA, selon cet outil : Google ne les écarte donc pas.
Mais sur un autre échantillon d’environ 100 000 pages, les pages les plus « IA » sont moins souvent indexées : environ 40 %, contre 49 % pour les pages écrites surtout par des humains. La conclusion d’Ahrefs : Google ne lutte pas contre l’IA, mais contre les mauvais contenus, et les deux se recoupent souvent.
Les textes : ce qui passe, ce qu’il faut vérifier
L’IA fait gagner du temps sur un premier jet, une reformulation ou une série de fiches. Le tout est de savoir où elle a sa place, et ce qu’il faut relire.
| Usage | Ce qu’en pense Google | Mon conseil |
|---|---|---|
| Le premier jet d’un article ou d’une page | Accepté, si le texte est utile et vérifié | Ajoutez vos exemples et votre expérience |
| Des fiches produits en série | Accepté, si chaque fiche est juste et utile | Partez des vraies caractéristiques du produit, jamais de ce que l’IA imagine |
| Les titres et les descriptions pour Google | À vérifier comme le reste du texte | Relisez-les un par un : ce sont eux qu’on voit dans les résultats |
| Les textes qui décrivent les images | À vérifier comme le reste du texte | Décrivez ce que montre vraiment l’image |
| Des dizaines de pages presque identiques, faites pour grimper dans Google | Sanctionné : c’est l’abus de contenu à grande échelle | Une seule bonne page vaut mieux |
Faut-il dire à vos lecteurs que l’IA a aidé ? Google ne l’impose pas, mais il y invite : expliquer comment un contenu a été fait peut donner au lecteur plus de contexte. La loi européenne sur l’IA, elle, n’exige une mention sur un texte que dans un cas précis : un texte publié pour informer le public sur des questions d’intérêt public, sauf s’il a été vraiment relu par une personne et que quelqu’un en assume la responsabilité. Le site d’une entreprise qui relit vraiment ses textes, et qui en répond, n’est en général pas concerné.
Boutiques : ce que Google Shopping exige
Si vos produits apparaissent dans Google Shopping, ils passent par Merchant Center, l’outil de Google qui reçoit votre catalogue. Là, les règles sont plus strictes : les titres, les descriptions et les images produits par l’IA doivent être signalés.
- Les titres écrits par l’IA passent par un champ à part, appelé structured_title, avec la valeur trained_algorithmic_media, qui indique que le titre a été créé par l’IA. Comme un titre classique, ils sont limités à 150 caractères.
- Les descriptions écrites par l’IA suivent le même principe, avec le champ structured_description.
- Les images créées par l’IA doivent contenir une étiquette cachée dans le fichier : une information au format IPTC, TrainedAlgorithmicMedia, qui dit que l’image vient de l’IA. Pour une image créée avec un outil comme Product Studio, l’outil d’IA de Google pour les marchands, la règle est simple : ne jamais supprimer cette étiquette.
Sur PrestaShop comme sur WooCommerce, c’est en général un module ou une extension qui envoie le catalogue à Merchant Center. Avant de confier vos fiches à l’IA, vérifiez que ce module ou cette extension sait remplir ces champs à part. Sinon, le plus simple est de garder, pour Google Shopping, des titres et des descriptions écrits par vous. Pour préparer le reste de vos fiches au shopping par IA, voir mon guide pour vendre via ChatGPT et Google.
Photos de produits : la règle européenne depuis le 2 août 2026
Depuis le 2 août 2026, la loi européenne sur l’IA, l’AI Act, impose une mention claire sur les images créées ou modifiées par l’IA qui ressemblent à des personnes, des objets ou des lieux réels et peuvent passer pour vraies : ce que le texte appelle un « hypertrucage ». Les lignes directrices publiées par la Commission européenne le 20 juillet 2026 donnent des exemples très concrets pour le commerce.
Une photo embellie par l’IA, qui montre le produit plus beau ou de meilleure qualité qu’en vrai, est un hypertrucage : elle doit porter la mention. Une personne réaliste créée par l’IA, comme un mannequin qui n’existe pas, peut aussi en être un : dans le doute, mettez la mention. En revanche, un vrai produit présenté sur un fond créé par l’IA n’en est pas un, tant que la photo ne trompe pas sur le produit, et une simple correction de lumière ou de couleurs ne demande en général pas de mention.
La mention doit se voir dès que le client découvre l’image, par exemple une mention « Image modifiée par l’IA » bien lisible sur la photo ou juste dessous, partout où elle apparaît. L’étiquette cachée dans le fichier ne suffit pas à elle seule. Les images créées et mises en ligne avant le 2 août 2026 n’ont pas à être étiquetées après coup. En revanche, une image créée avant cette date mais mise en ligne après doit porter la mention.
Dernier point, si votre site a un assistant de discussion (un chatbot) : la loi demande qu’il dise clairement au visiteur qu’il parle à une IA, dès le premier échange. La règle vise d’abord celui qui fournit l’outil, mais c’est sur votre site que cela se voit : vérifiez que le vôtre le fait. Pour savoir où l’IA est vraiment utile sur un site, voir mon guide sur l’IA dans un site web.
Par où commencer : cinq vérifications
- Faire la liste de ce que l’IA a produit. Textes, fiches, titres, descriptions, images : notez où l’IA est intervenue, page par page.
- Relire et vérifier. Chaque chiffre, chaque nom, chaque date, jusqu’aux titres des pages, aux descriptions pour Google et aux textes des images.
- Regrouper les pages en double. Si l’IA a produit des pages presque identiques, gardez la meilleure, enrichissez-la, et redirigez les autres vers elle.
- Déclarer l’IA à Google Shopping. Les titres et les descriptions dans les champs prévus, l’étiquette conservée dans les images, et vérifiée sur une image telle que Google la reçoit.
- Signaler ce qui doit l’être. Une mention visible sur toute photo qui embellit le produit, et, dans le doute, sur celles qui montrent une personne réaliste créée par l’IA. Et un assistant de discussion qui se présente comme une IA.
L’IA sur votre site : besoin d’un regard extérieur ?
Je conçois et je fais évoluer des sites WordPress et des boutiques PrestaShop pour des entreprises de Monaco et des Alpes-Maritimes. Pour l’IA, je commence par un état des lieux : quelles pages et quelles fiches ont été écrites avec l’IA, ce qui doit être vérifié ou regroupé, ce que reçoit Google Shopping, et si vos images gardent leur étiquette. Puis je corrige, en commençant par ce qui compte le plus pour vos ventes, et vous validez chaque changement sur une copie de test avant la mise en ligne. Vous parlez directement à celui qui code.
Faire le point sur mon site Voir mon offre de référencement
Réponse sous 24 h ouvrées
Questions fréquentes
Google pénalise-t-il les textes écrits par l’IA ?
Non. Google juge la qualité et l’utilité d’un contenu, pas l’outil qui a servi à l’écrire. Il sanctionne en revanche les pages produites en masse pour grimper dans les résultats sans rien apporter au lecteur, qu’elles soient écrites par l’IA ou par des humains.
Google sait-il reconnaître un texte écrit par l’IA ?
Google ne dit pas s’il cherche à le savoir pour classer les pages, et ce n’est pas ce qui compte : ses règles portent sur la valeur du contenu pour le lecteur, quelle que soit la façon dont il a été écrit. Un texte écrit avec l’IA, vérifié et enrichi de votre expérience, va dans le sens de ces règles.
Faut-il indiquer qu’un article a été écrit avec l’IA ?
Pour Google, ce n’est pas obligatoire, mais il y invite quand cela aide le lecteur à comprendre comment le contenu a été fait. La loi européenne ne l’impose pour un texte que s’il informe le public sur des questions d’intérêt public et n’a pas été vraiment relu par une personne, avec quelqu’un qui en assume la responsabilité. Pour Google Shopping, en revanche, les titres et les descriptions écrits par l’IA doivent être déclarés.
Une photo avec un fond créé par l’IA doit-elle porter une mention ?
Pas si le produit est réel et montré tel qu’il est : d’après les lignes directrices de la Commission européenne, un vrai produit sur un fond créé par l’IA n’est pas un hypertrucage. La mention devient obligatoire si l’IA embellit le produit lui-même. Pour Google Shopping, gardez dans tous les cas l’étiquette cachée que l’outil a mise dans le fichier.
Ma société est établie à Monaco : ces règles s’appliquent-elles ?
Celles de Google, oui : elles sont les mêmes partout. Pour la loi européenne sur l’IA, Monaco n’est pas dans l’Union européenne, mais la loi s’applique aussi aux entreprises installées hors de l’Union dès que ce que produit l’IA est utilisé dans l’Union : si vos photos sont vues par des clients en France, la règle vous concerne en principe.
Combien coûte une vérification de mon site ?
Tout dépend du nombre de pages et de fiches, et de ce que l’IA a produit. Je ne donne jamais de prix à l’aveugle. Décrivez-moi votre site : je vous envoie un devis clair, détaillé poste par poste. Réponse sous 24 h ouvrées.
Sources
- Conseils de Google sur le contenu généré par l’IA (Google, octobre 2026)
- Les règles de Google concernant le spam (Google)
- Le contenu généré par IA dans Merchant Center (Google)
- Lignes directrices sur les obligations de transparence de l’IA (Commission européenne, juillet 2026)
- Google ne pénalise pas l’IA, mais les mauvais contenus (Ahrefs, juillet 2026)
À lire aussi

Préparer son site aux pics de trafic de Noël : Black Friday et fêtes, la méthode pour ne rien rater
Du Black Friday à Noël, votre boutique en ligne reçoit bien plus de visiteurs. Le calendrier et la méthode pour qu’elle reste rapide, stable et prête à vendre.

Mon site WordPress a été piraté : que faire, et dans quel ordre ?
Redirections, pages inconnues, alerte de Google ? Les bons réflexes quand votre site WordPress est piraté : mettre à l’abri, nettoyer, fermer la faille.

Site lent : les causes les plus fréquentes et les solutions
Site WordPress ou PrestaShop trop lent ? Comment mesurer la vitesse, les causes les plus fréquentes et les solutions, de l’hébergement aux images.